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01/11/15

Philippe Henry dissèque les PTCE Culture

La Coursive Boutaric est un des quatre cas sur lesquels Philippe Henry s’est appuyé pour analyser les Pôles Territoriaux de Coopération Economique à travers le prisme culturel. L’étude Pôles Territoriaux de Coopération Économique culture : des regroupements pragmatiques dans des secteurs d’activité de grande incertitude a été publiée en août dernier. Sa conclusion : « Faire d’abord avec les circonstances et les opportunités ».

A noter également, La Coursive Boutaric est un des onze pôles examinés par Laurent Fraisse dans son étude Caractériser les PTCE publiée ce mois-ci.

« Les Pôles territoriaux de coopération économique culture se présentent en France comme des regroupements à vocation coopérative d’organisations, souvent de très petite taille, en premier lieu de producteurs et de distributeurs professionnels. Ceux-ci s’agrègent d’abord à partir d’une filière centrale d’activité artistique ou culturelle, même si une dimension complémentaire de développement territorial est aussi souvent présente.

Ces organisations relèvent d’une pluralité de statuts juridiques, commerciaux et non commerciaux, mais la forme associative est dominante. Plus structurellement, elles peuvent être appréhendées comme autant d’entreprises sociales et correspondent largement à la nouvelle définition des entreprises d’économie sociale et solidaire précisée dans la loi de juillet 2014, alors même que beaucoup d’organisations ne s’en revendiquent pas explicitement.

Des valeurs communes de partage et de coopération sont constamment présentes dans chaque regroupement. L’objectif concret premier porte néanmoins sur une mutualisation de moyens et de compétences, de manière à mieux faire face aux forts aléas de survie et de développement auxquels chacun est confronté. Cette visée très pragmatique se décline alors dans différentes formes de partage d’informations, d’expériences, d’opportunités et de moyens. La constitution d’une offre de nouveaux biens ou services, tant aux membres du regroupement qu’en direction d’acteurs externes, est une perspective récurrente, basée sur le portefeuille de compétences rassemblé, mais qui n’est pas si simple à réaliser. Les emplois partagés constituent aujourd’hui la modalité de mutualisation la plus formellement aboutie.

Dans des environnements socioéconomiques de très grande incertitude, l’engagement de la plupart des membres porte d’abord sur des projets particuliers. Un engagement plus net et constant des dirigeants d’une dizaine d’organisations constitue généralement le noyau du regroupement et la ressource politique centrale de sa cellule d’animation et de coordination. Celle-ci joue un rôle crucial dans la régulation, autant formelle qu’informelle, de l’ensemble coopératif et pour son développement.

La fragilité des différentes organisations conduit à des contributions financières des membres qui restent limitées et, plus globalement, à un équilibre budgétaire fragile du regroupement, toujours fortement dépendant de fonds publics. Le double développement de l’activité des membres et de la mise en commun de leurs ressources économiques et financières est donc un enjeu décisif pour leur avenir. »

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/fr/

À lire

Pôles Territoriaux de Coopération Économique culture : des regroupements pragmatiques dans des secteurs d’activité de grande incertitude (août 2015)

Caractériser les Pôles Territoriaux de Coopération Économiques (oct. 2015)