Historique

La Coursive Boutaric, l’histoire d’une rencontre et de valeurs partagées
Historique
2003Émergence
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2004
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2007Expérimentation
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2008
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2009
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2010Lancement
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2012
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2014
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- Rencontre entre Jean-Claude Girard, directeur de l’OPAC de Dijon, et Frédéric Ménard, directeur de Zutique Productions
- Travail de mémoire mené par Zutique Productions auprès des habitants de l’immeuble Billardon, à la demande de Dijon Habitat

Actions artistiques et culturelles impliquant les habitants du quartier des Grésilles mises en œuvre à partir de 2004 (fêtes populaires, Collectif culture…)

Mise à disposition par l’OPAC de Dijon des premiers appartements : Zutique productions s’installe dans l’immeuble Boutaric

Une deuxième entreprise culturelle la rejoint et permet le 1er projet croisé : le Human beat box Festival

Rencontres nationales « Démarches artistiques et Régénérations urbaines »

Création de l’association La Coursive Boutaric, qui réunit 4 entreprises culturelles

- 1ers services aux membres (formations-actions…)
- Lauréat du prix Face/Anru « S’engager pour les quartiers », parrainé par l’ACSÉ
- De 2012 à 2014 : « Réenchantez l’Esplanade Boutaric », projet associant les entreprises de la Coursive et les habitants du quartier pour l’amélioration de leur cadre de vie

- Lauréat de l’appel à projets interministériel pour le développement des pôles territoriaux de coopération économique
- La Coursive Boutaric réunit 18 entreprises créatives, 50 salariés permanents pour un budget consolidé de 4 millions d’euros et 200 projets développés

  • De la rencontre d’un opérateur culturel et d’un bailleur social...

    Plus ancien grand ensemble de l’agglomération dijonnaise, le quartier des Grésilles est classé ZUS (zone urbaine sensible) et compte plus de 4 000 logements sociaux. En 1999, la démolition de l’immeuble des Lochères fait le constat d’un échec social douloureux (association contestataire, pétitions, acte criminel). 
    Soucieux de ne pas reproduire les mêmes erreurs, la Ville de Dijon et l’OPAC de Dijon (ex-Dijon Habitat) décident alors de mettre au cœur de leurs préoccupations les habitants de l’immeuble Billardon, second bâtiment voué à la démolition en 2003.

    Au-delà de la création d’une cellule de relogement à l’écoute des habitants, Jean-Claude Girard, alors directeur de l’OPAC, initie de nouvelles pratiques grâce à la mise en place d’actions culturelles favorisant l’expression des habitants. Différents acteurs culturels locaux sont invités à intervenir. Parmi eux, Zutique Productions et son directeur, Frédéric Ménard, qui participe à l’accompagnement du relogement des locataires à travers différentes productions artistiques. Spectacles, album, édition, exposition… s’inventent et se construisent au gré des témoignages et souvenirs des habitants de l’immeuble.

    De ce succès et de cette collaboration naît une complicité entre les deux directeurs qui se découvrent des valeurs communes. De leurs échanges professionnels sincères et engagés émerge une idée innovante : la proximité avec les habitants, créatrice de mixité sociale, est porteuse de dynamisme pour le quartier et nourrit la dimension créative et artistique des opérateurs culturels. L’implantation d’acteurs culturels au cœur du quartier des Grésilles, dans l’immeuble Boutaric, est actée.

  • … a un projet innovant de requalification urbaine

    C’est ainsi qu’en 2007, Dijon Habitat (ex-OPAC), décide de mettre des appartements vacants de l’immeuble Boutaric à disposition d’un premier opérateur culturel, Zutique Productions. D’autres entreprises culturelles rejoignent ensuite l’aventure, jusqu’à former un collectif de 4 structures en 2010. L’implantation de ces premières entreprises a très vite créé un climat propice à la coopération et les premières actions réalisées ont fini de convaincre de la pertinence d’un tel projet. 
    Une période riche de temps décisifs et d’initiatives nouvelles s’en suit. Citons la création du Collectif Grésilles Culture pour une programmation culturelle concertée entre les acteurs du territoire ou la Casbah Boutaric, fête populaire organisée au pied de l’immeuble, qui permet, encore aujourd’hui, de tisser des liens privilégiés avec les habitants. Enfin, l’organisation en 2009 des Rencontres nationales « Démarches artistiques et Régénérations urbaines » a permis de réunir une centaine de professionnels de toute la France et de publier des actes référents en la matière.

    En 2010, année de la concrétisation, le projet de réhabilitation immobilière de l’immeuble Boutaric est adopté par le conseil d’administration de Dijon Habitat. L’association La Coursive Boutaric, structure porteuse du projet, est créée le 2 décembre 2010. Elle obtient le soutien de la Ville de Dijon et du Conseil régional de Bourgogne, ainsi que des financements privés (Fondations de France, du Crédit coopératif, Macif). En 2012, elle décroche le prix du Concours de l'Économie sociale et solidaire de la région Bourgogne, et le prix « Création d’activité et développement économique » parrainé par l’Acsé, dans le cadre du concours « S’engager dans les quartiers » organisé par la Fondation Agir contre l’exclusion et de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine.

    En 2014, La Coursive Boutaric est lauréate de l’appel à projet interministériel pour le développement des Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE). Elle réunit 18 entreprises culturelles qui coopèrent, avec pour objectif leur développement économique et plus largement le développement de la filière culturelle et créative en Bourgogne. La Coursive Boutaric est le moteur de cette consolidation économique durable grâce à une offre de services adaptée à leurs besoins (mutualisation, actions commerciales, compétences). 
    Riche des compétences et expériences de ses membres, le pôle est aujourd’hui un acteur à part entière des  Grésilles, un quartier en pleine mutation de l’agglomération dijonnaise.